Nao, le robot humanoïde au service de « tous », présent sur Les Utopiales

Tout frais sorti de la présentation du robot Nao, ActuSF vous présente un rapide coup d’œil de la rencontre assez étonnante. Ce qui est certain, c’est que la technique a su séduire l’espace Shayol du Palais des Congrès de Nantes, où le public des Utopiales s’est retrouvé soudainement en masse.
On nous le présente, à l’avance, comme « haut de 58 cm et pesant 4,8 kg, agile et capable de se relever tout seul ». « Tel est Nao », nous indique la société Aldebaran Robotics qui a présenté ses robots la première fois au public en 2006. Aujourd’hui, ce sont déjà plus de 400 établissements qui utilisent les capacités de Nao afin d’explorer des alternatives et des aides à des maladies comme Alzheimer ou l’autisme.
La rencontre a été animée par R. Gélin tout d’abord, empli d’humour, et par Nao ensuite. C’est donc avec légèreté, ce qui permet de toucher à merveille le public venu là pour en avoir plein les yeux, que R. Gélin détaille l’industrie actuelle des robots. Entre ceux qui sont là pour aider les industries nucléaires (mettre des robots là où personne ne peut aller) et ceux qui aident la population vieillissante, les robots s’expérimentent. Et tous, sous des formes différentes : des bébés phoques à caresser, des « crabes » qui portent des personnes âgées d’un endroit à un autre s’ils ne les jettent pas parfois à terre, et tant d’autres.
Aldebaran Robotics a opté pour le plus charmant d’entre eux, c’est-à-dire le robot humanoïde. Nao, de son nom, sait faire beaucoup de choses. Après des vidéos promotionnelles dans un premier temps truquées, nous confie R. Gélin, Nao peut aujourd’hui faire la quasi-totalité des effets alors vendus. Nao sait donc interagir avec des personnes, entendre et venir, parler (il ne faut pas le couper, nous apprend-on) plusieurs langues, écrire (par reconnaissance vocale, avec la possibilité d’enregistrer de nouveaux mots), lire, danser, marcher, se relever (qu’il tombe en avant ou en arrière), sauter à pieds joints, éviter des objets, monter des « petites » échelles (à sa taille). Il fait même « téléphone ».
« On a voulu changer la vision du robot, considéré souvent comme une machine d’ingénieur et donc comme un objet inquiétant », déclare R. Gélin. « Avec Nao, on espère changer la vision de la robotique ».
Actuellement, ce sont 2 500 robots vendus, au prix de 12 000 euros, avec une équipe composée de 220 personnes. « Notre objectif, c’est de mettre des robots chez vous », annonce R. Gélin. « Nous sommes sur un créneau original et nous sommes en tête », ajoute-t-il. Mais, sous la horde d’applaudissements qui accueillent la fin des démonstrations de Nao, R. Gélin avertit que, malgré tout, tant qu’il n’y aura pas au moins 1 000 applications disponibles sur le robot, « nous n’avons pas tant envie d’en vendre aux particuliers ».

Ania Vercasson

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